L’étrange bestiaire pictural de Sean Landers décrypté au Musée de la Chasse

L'héritage du mouvement surréaliste à l'épreuve d'une esthétique hybride

Bien que formé à l’école de l’art figuratif, Sean Landers revendique son affinité avec le surréalisme et son goût pour le dépassement rationnel. Ses portraits zoomorphes au pelage fantaisiste témoignent d’un dialogue fécond avec le mouvement porté par Magritte et Dali. 

Au travers de cette utilisation incongrue du tartan écossais, l’artiste s’inscrit dans la tradition surréaliste du détournement matériel. Tout en poursuivant son exploration de la matière picturale, il déploie une esthétique hybride mariant réalisme du détail et étrangeté surréaliste, pour interroger notre perception du vivant.

 

Déconstruire les codes de la représentation animale

À travers des portraits d’animaux au physique détonnant, comme ce lion au pelage tartan ou ce singe exhibant un plumage de coq, Sean Landers remet en question les conventions esthétiques du genre. En mariant de façon incongrue des caractéristiques animales improbables, il décomplexe notre regard sur le règne animal. 

Plus qu’une simple fantaisie formelle, cette zoologie détournée révèle une volonté de dépasser les classifications pour interroger notre construction culturelle de l’altérité. En bousculant nos schémas perceptifs, l’artiste nous invite ainsi à repenser notre rapport aux images et à l’Autre.

Quelques photos de l'exposition

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